France
Le gouvernement français a annoncé un soutien financier de 400 millions d’euros pour aider l’industrie automobile, fortement impactée par la crise économique consécutive à la pandémie du Covid-19, à se diversifier.
« Pour accélérer la transition vers les véhicules électriques, un fonds de soutien à la diversification des sous-traitants automobile sera mis en place dès le 17 décembre 2021 », a indiqué le ministère de l’industrie dans un communiqué.
« Ce fonds, qui sera doté de 300 millions d’euros, a vocation à soutenir des projets de diversification visant à développer ou industrialiser de nouveaux produits et procédés de fabrication, en lien avec le véhicule électrifié et ses composants, ou vers des segments porteurs en dehors de l’automobile », a expliqué la même source.
Cette nouvelle enveloppe pourra être complétée par les prochains dispositifs de soutien de France 2030, visant à soutenir la R&D et la production des composants nécessaires à la fabrication des prochaines générations de véhicules, ajoute le ministère.
Face aux mutations de la filière automobile qui se concentrent sur des territoires souvent déjà fragilisés, et afin d’accompagner ces territoires à faire face à ces chocs dans les situations où des restructurations ne sont pas évitables, une enveloppe de 100 millions d’euros sera mobilisée pour favoriser localement l’émergence d’industries de demain en collaboration avec les acteurs locaux, comme cela a été expérimenté ces derniers mois sur 11 territoires, relève le communiqué.
Cette enveloppe permettra d’accompagner une trentaine de territoires, avec un double objectif : élaborer une stratégie de retournement pour le territoire d’une part, identifier et accélérer des projets porteurs d’autre part, note le communiqué.
Ces questions avaient été soulevées lors de la journée de la filière, organisée par la Plateforme de la Filière Automobile (PFA) fin octobre, rappelle la presse française, ajoutant que face à la délocalisation de la production, de nombreux équipementiers sont en difficulté ou ont déjà déposé le bilan, notamment dans la filière des fonderies.
L’électrification de l’industrie automobile pourrait provoquer la suppression de 52.000 postes en France, notamment dans les usines qui sous-traitent la forge, la fonderie et l’emboutissage, selon une projection à horizon 2030 publiée mardi par la Plateforme automobile (PFA).