Le Maroc et la Chine accélèrent les négociations

Le Maroc et la Chine ont convenu, jeudi, d’accélérer les négociations en vue de finaliser le projet d’accord relatif à la création d’un centre de médecine traditionnelle à Casablanca, conçu comme un centre de référence pour les pays d’Afrique dans le cadre de l’initiative « Ceinture et Route ».

L’annonce a été faite au cours d’un entretien à Rabat entre le ministre de la Santé, Anass Doukkali, et le vice-ministre de la Commission nationale chinoise de la santé, Yu Xuejun, en visite de travail dans le Royaume à la tête d’une délégation chinoise.

Cette entrevue qui s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations de coopération entre le Maroc et la Chine dans le domaine de la santé a été l’occasion pour les deux parties d’approfondir les discussions entamées lors de la visite du ministre à Pékin à l’occasion du forum sino-arabe, avec son homologue chinois sur le projet de création d’un centre de médecine traditionnelle chinoise ainsi que sur divers axes de coopération dans le secteur.

A vocation curative, le futur centre aura aussi une mission de formation pour les nationaux, mais également pour les professionnels des pays africains, a-t-on indiqué auprès du département de la Santé, précisant qu’il va répondre à la vision du ministère de la Santé d’agir en tant que leader dans le domaine de la santé en matière de coopération tripartite Maroc-Chine-Pays d’Afrique, conformément aux orientations royales. Au cours de cette rencontre tenue en présence de l’ambassadeur chinois, M. Doukkali a affirmé que l’ambition est de finaliser le projet dont l’objectif est de fournir des soins traditionnels pour la population, de former les médecins marocains et africains et de promouvoir la recherche scientifique surtout que « le Maroc dispose d’importantes ressources en termes de plantes médicinales qui doivent être valorisées et utilisées dans ce domaine ».

Le Royaume souhaite tirer profit de l’expérience chinoise dans les domaines de télémédecine, de santé numérique et de santé mobile ainsi qu’en matière de financement des projets innovants dans les infrastructures hospitalières publiques grâce aux partenariats public-privé. Il s’agit en outre de s’inspirer de l’expertise chinoise dans le champ de la biotechnologie, a-t-il ajouté dans une déclaration à la MAP.

M. Xuejun s’est dit de son côté « heureux » de la volonté partagée de Rabat et de Pékin de donner une nouvelle impulsion à la coopération bilatérale dans le domaine de la santé et d’œuvrer à en élargir l’éventail.

« La médecine traditionnelle a un rôle très important en termes d’espérance de vie de la population chinoise », a-t-il déclaré à la MAP, soulignant que l’idée est de faire bénéficier un très grand nombre de personnes au Maroc et en Afrique de cette expérience.

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