Plan «Santé 2025»: Les choses sérieuses commencent

Les 12 groupes de travail constitués pour concrétiser le nouveau plan «Santé 2025» ont du pain sur la planche. Ils devront, entre-autres, étudier la faisabilité des actions prévues par la nouvelle stratégie, fixer un budget prévisionnel, planifier les échéanciers, et concevoir un cadre de contractualisation. Les concertations, qui ont été lancées par le ministre de la Santé, hier à Skhirat, devront aboutir à des mesures concrètes auxquelles seront associées des indicateurs chiffrés.

La concrétisation du nouveau plan est fortement attendue pour relever les défis auxquels fait face le secteur. Car en dépit des avancées, les difficultés d’accès aux soins persistent.  En atteste le faible taux d’utilisation de la consultation curative, estimé à 0,6 contact par habitat et par an, alors qu’il avoisine 2,7 en Tunisie et 6,4 en France. Les défis imposent un travail de longue haleine. Ce qui explique  le choix du ministère de la Santé d’adopter l’échéance de 2025. Anas Doukkali considère d’ailleurs que la stratégie sanitaire ne saurait se limiter à la durée d’un mandat. N’empêche que la vision est claire. Les trois piliers du plan «santé 2025», qui ont été déclinés en 25 axes et 125 actions, guideront les groupes de travail.

Le premier est relatif à l’organisation et au développement de l’offre de soins dans le but d’améliorer l’accès aux services de santé. Selon le ministre, 8 axes ont été associés à ce pilier. Parmi ceux-ci, le développement du réseau hospitalier public en augmentant la capacité litière grâce à la construction de nouveaux hôpitaux et au réaménagement des structures hospitalières existantes.

Concernant le 2e pilier, il porte sur le renforcement des programmes nationaux de santé et de lutte contre les maladies avec 8 axes. L’un des axes de ce pilier vise à consolider les programmes de la santé de la mère et de l’enfant. Plusieurs actions sont prévues pour atteindre cet objectif, comme la création de pôles d’excellence régionaux multidisciplinaires dédiés à la santé de la mère et de l’enfant. Egalement dans le pipe, la généralisation du dépistage précoce à la naissance pour identifier certaines maladies chez les nouveau-nés. Certes, la 6ème enquête nationale sur la population et la santé familiale, dont les résultats ont été présentés lundi, indique une baisse de la mortalité maternelle et de la mortalité infanto-juvénile, mais les taux restent élevés comparativement à d’autres pays de la région. La nouvelle stratégie prévoit en tout cas de redynamiser le système de suivi et d’évaluation de la santé e la mère et de l’enfant.

La consolidation des programmes de la santé de la mère et de l’enfant passe aussi par le renforcement de l’accès des populations à besoins spécifiques aux soins de santé. Il s’agit là de l’un des axes du 2e pilier du nouveau plan. Le ministère promet notamment d’accélérer la mise en œuvre du plan national «santé et handicap», de lancer une stratégie spécifique aux personnes âgées et de définir un programme pour les migrants.

Quant au 3e et dernier pilier, il concerne la gouvernance et la rationalisation de l’usage des ressources. Plusieurs actions sont prévues pour améliorer la gouvernance et optimiser l’allocation des ressources. Ainsi, les postes budgétaires alloués au département de la santé devront être revus à la hausse afin de pallier la pénurie en ressources humaines. Le ministère compte aussi recourir à la contractualisation avec notamment les collectivités territoriales, le secteur privé, les cadres médicaux et paramédicaux à la retraite, surtout pour faire fonctionner les centres de santé ruraux fermés.

Notons aussi que la nouvelle stratégie du ministère de la Santé introduit de nouveaux modes de gestion des hôpitaux publics. L’objectif est de booster l’autonomie hospitalière en instaurant notamment le statut de groupements hospitaliers régionaux ou de territoires.

Hajar Benezha

 

Les hôpitaux sous la loupe

Les établissements de santé se retrouvent sous la loupe. En effet, l’un des axes de ce 3e pilier prévoit la mise en place d’un système d’évaluation de ces structures. La tâche devrait confiée à une agence de performance et d’évaluation hospitalière, dont la création est annoncée dans le plan. De même, l’audit et le contrôle de gestion seront introduits dans le management des services de santé.

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One Comment;

  1. insatis a dit:

    bonjour mes chers compatriotes j’espère que la modération ne supprime pas ma comme , car quant je relate la réalité la modération supprime ma comme
    pourquoi? oui pourquoi ? les décideurs , les donneurs d’ordre , les politiques , les gouvernements ils mentent aux Marocains ?
    jamais les hôpitaux au Maroc (cest valable dans tous les pays du monde ) jamais la médecine et les hôpitaux ne fonctionneront correctement en qualité de soins et la prise en charge si il n’y a pas ces 3 critères réunis
    1) il faut que tout le monde tout le monde oui tout le monde participe à la caisse de la sécurité sociale (du simple chômeur au plus grand haut responsable ou fonctionnaire de l’État
    2) imposer tout le monde du simple manœuvre à mi temps au plus haut responsable ou cadre de l’Etat
    3) faire cotiser tout le monde même avec 1 Dh par mois pour responsabiliser les citoyens , Marocains en leur disant la vérité que l’État ne peut seul faire face , il faut un effort de tous de tout le monde
    je vous jure que je connais un artisan ila la carte de RAMAED je vous jure que ses employés ils ne participent même pas avec 1 Dh par mois et en plus ils ont la carte de RAMEXD
    vous savez combien il participe un SDF(sans domicile fixe) en France ? on lui fait une retenu de 250€ , par contre il ne paye pas l’hopital
    chez nous ce n’est pas de notre culture de payer les impôts ni de participer , ni de déclarer tout , un chômeur il travaille sur les chantier pendent 12 mois sans donner 1 Dh de cotisation de son salaire
    bonne soirée

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