Une réaction curieusement ingrate!

On ne comprendra pas l’attitude de certaines sensibilités de la société qui s’en prennent au PPS sous prétexte qu’il se soit disconvenu de la cause amazighe, lors des palabres enclenchés autour de l’insertion de l’alphabet dans la monnaie du royaume.

En dépit du communiqué explicatif rendu public dans ce sens et des réactions de ses députés sous la voûte de l’hémicycle, la vague de lynchage continue à s’abattre sur une entité politique dont l’histoire est étoffée de positions en faveur de la langue et la culture amazighes. Sans avoir nullement l’idée de verser dans la polémique stérile, on a plutôt tendance à déplorer la mémoire courte de ces grincheux qui s’adonnent délibérément à ce jeu triste de dénigrement infondé. On rappellera en revanche, que cette formation politique sujette aujourd’hui à ces torpilles malencontreuses n’a jamais eu de cesse de défendre l’amazighité, avec ferveur et conviction, depuis des lustres.

Elle l’a fait aussi avec grande témérité, au moment où une simple évocation ou encore une quelconque plaidoirie en direction de la langue amazighe pouvait entraîner des foudres à son auteur. En témoignent les actions fermes et surtout son fameux «livre blanc» paru, il y a plus de trois décennies plaçant l’amazighité dans un contexte identitaire indivisible de l’essence de la patrie. Elle l’a fait également sans ambages et sans démagogie aucune, alors que ses pairs traditionnels n’osaient guère piper mot à cet effet. De même, les parachutés dans la scène politique dont la décision est souvent dictée par les hautes sphères, n’existaient pas encore ou ne pouvaient même pas «remuer la poule de ses œufs». Alors, de grâce, cessons de jouer à l’amnésique et insulter une histoire indélébile ! A présent, dès lors que l’amazighité a pu accéder à un registre assez avancé, grâce au militantisme du mouvement amazighe dont le PPS avait, sans conteste et en toute humilité, une marge  marquante au côté des patriotes politiques et associative authentiques de la Nation, on se précipite, sans vergogne, pour s’adjuger une part du gâteau de cet acquis national.

La guerre pour la clôture définitif de ce chantier national n’est pas encore achevée, quoique l’amazighité ait déjà acquis son officialisation, depuis 2011. Certes, nombre de batailles étatiques sont remportées dans ce sens, mais le chemin de son intégration progressive est encore long, tant que la résistance farouche du «panarabisme» et de l’«islamisme» politique persiste toujours. Au lieu de se faire piéger dans des affronts anodins, il serait plus judicieux de se focaliser sur l’essentiel. A ce propos, il importe de mener une lutte dans merci pour la mise en œuvre des lois organiques de l’amazighité au sujet de laquelle les récalcitrants continuent à tourner le dos, durant bientôt deux mandats de suite. Il est bien clair que la volonté n’y est pas encore pour parachever ce processus de constitutionnalité de la langue et la culture amazighes, Il va alors falloir gagner  d’abord cette bataille contre ces opposants rétrogrades et, après on pourrait écrire l’alphabet pas uniquement sur les billets de banques, mais partout dans la vie publique, sans problème. Tempêter pour une simple mesure insignifiante, mais sûrement piégeante, n’est, en fait, que perte de temps et d’énergie!

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