Barassat: Il ne faut pas toucher à la gratuité de l’enseignement

Il ne faut pas toucher à la gratuité de l’enseignement du primaire à l’universitaire, comme le prévoit le projet de loi-cadre relative au système de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique, qui fait état de frais d’inscription, a affirmé la députée Fatima Zahra Barassat, au nom du Groupement parlementaire du progrès et du socialisme (GPPS) à la Chambre des représentants.

Après avoir rappelé les propositions du Parti du progrès et du socialisme, qui placent l’école publique, au centre de la réforme globale du secteur, elle a souligné, dans une réaction aux réponses du chef de gouvernement aux questions relatives à la réforme du secteur de l’enseignent, lors de son passage mensuel du lundi 5 février à la chambre, l’engament politique et moral du PPS d’adhérer à la réforme structurante proposée, car l’enseignement est la base du progrès et développement.

Selon la députée, il est indispensable de réhabiliter l’école publique à travers une réforme devant permettre faire disparaitre tous les obstacles qui entravent le développement du secteur et mobiliser de manière intelligente tous les atouts et opportunités existants.

Tout en avançant ses propositions, le GPPS rappelle que d’importants efforts sont déployés en la matière, a-t-elle dit, soulignant qu’en dépit de cette action, la situation de l’enseignement est toujours en crise.

Revenant sur l’aspect financier du secteur, elle a appelé à une utilisation rationnelle des crédits mobilisés à travers une gestion fondée sur la bonne gouvernance et la reddition des comptes sans remettre toutefois en cause le principe de la gratuité de l’enseignement.

Evoquant les frais d’inscription prévus dans le projet de loi-organique, la députée a soulevé la question de savoir si l’on dispose de statistiques précises fiables sur le nombre des pauvres au Maroc, c’est à dire ceux qui seront d’après la loi en question exonérés des frais d’inscription.

Selon la députée, il est dangereux de remettre en question un tel principe de la gratuité de l’enseignement, ce qui risque de priver les citoyens d’un droit constitutionnel que celui de la scolarisation de leurs enfants. L’école publique n’est en fait fréquentée que par les enfants des familles pauvres contrairement aux familles aisées qui inscrivent leurs enfants dans des établissements d’enseignement privé.

Et la députée de rappeler à tous que «c’est grâce à l’école publique que nous sommes là» en tant que représentants d la nation et qu’il n’est pas question de procéder à une réforme du secteur au détriment de la bourse des pauvres,  appelant à la non adoption de l’article 48 du projet de loi-organique relative au système de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique.

M.T

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