Université d’Agadir: l’ardente Félicité!

Décidément, la cadence de l’université Ibn Zohr d’Agadir s’avère tonitruante ! On y réalise un travail colossal, titanesque, époustouflant… D’aucuns se demandent si on a encore droit au répit, au repos, à la trêve…Tel un rucher qui bourdonne sans arrêt, le staff, conduit avec ferveur par Dr Omar Halli, président reconduit, à juste titre, pour un second mandat au poste, se rue vers des conquêtes qui n’en finissent jamais.

En l’espace de sept ans de persévérance assidue, on passe de huit à dix-huit établissements universitaires, éparpillés sur la quasi-totalité des cinq régions du sud marocain. Depuis la création du premier noyau en 1984, relevant à l’époque, à l’université Cadi Ayyad, on en était jusqu’en 2011 à huit structures, soit huit en 27 ans. Un record des plus ahurissants!

Il est bien vrai que cette fréquence pléthorique relève de la volonté de l’Etat qui, en effet, s’y mettait avec ténacité dans le but de désenclaver les provinces du sud en termes de proximité des études supérieures et pour des raisons sécuritaires. Cette tendance dictée par les complexités de la centralisation de presque tous les apprentissages au siège de l’université à Agadir, ambitionne d’atténuer certaines frictions estudiantines à caractère culturel et ethnique et de permettre la sédentarisation des futurs cadres dans leurs patelins pour une expansion spatiale intégré et pérenne. Seulement, la volonté quoique ardente, ne suffisait guère pour parvenir à cette réelle effervescence sur le plan pratique. Il fallait l’accompagner par un autre volontarisme encore plus effectif. C’est ce qui s’est traduit, dans les faits, à l’Université Ibn Zohr !

Mieux encore, durant toute cette période, pour chaque projet aussi bien à Agadir, qu’à Ait Melloul, à Guelmim qu’à Dakhla ou Smara, on y a mis beaucoup de cœur, de métier et d’esthétisme pour joindre l’utile à l’agréable. Pour ce faire, il aurait fallu mener un suivi infernal pour veiller au moindre détail, depuis les premiers coups de pioche des chantiers à la finition, en passant par des concertations interminables avec tous les contributeurs aux constructions. Encore mieux, il fallait également avoir beaucoup de tact et de doigté pour convaincre ce président de la région, persuader ce Wali ou gouverneur de province, attendrir ce chef de service extérieur pour céder une assiette foncière, formuler une autorisation de construire, drainer un budget pour telle ou telle réalisation. Une bataille sans merci au service des étudiants!

L’université Ibn Zohr n’est pas uniquement une machine qui ne fait que des murs de béton fade et morose. C’est aussi une recherche sans limite de l’ingénierie spacieuse et commode, des espaces de verdure et de détente, des cadres agréables et chatoyants…Le modèle de la faculté des lettres et sciences humaines que le doyen et son équipe ont transformé en véritable bijou, est frappant de fond en comble. Un doyen exemplaire qu’on vient de reconduire justement pour ses belles prouesses dans ce sens. C’est pareillement le relationnel interactif, fondé sur la synergie et la symbiose entre les multiples composantes de chaque institution universitaire. Et c’est enfin la performance des étudiants qui, faut-il le rappeler, évoluent dans des conditions optimales de travail et, en conséquence, brillent par les consécrations tant nationales que mondiales qu’ils s’adjugent dans les différents concours scientifiques, littéraires, créatifs et sportifs!

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