«Le dossier des personnes en situation de handicap doit être traité loin de tout esprit de bienfaisance»

Le dossier des personnes en situation de handicap est une question de société qui interpelle tout le monde, l’opposition comme la majorité, au gouvernement et dans le parlement, et qui doit être traité sur la base d’une approche des droits de l’homme loin de tout esprit d’assistance ou de bienfaisance, a souligné le député Rachid Hammouni, membre du Groupement Parlementaire du Progrès et du Socialisme (GPPS).

Intervenant mardi lors de la séance mensuelle des questions adressées au chef du gouvernement, Hammouni a insisté sur les droits de cette catégorie sociale qui constituent des droits de l’homme par excellence loin de toute approche de bienfaisance.

Evoquant les réalisations du gouvernement dans ce cadre, il a rappelé que le fonds de cohésion sociale a consacré à cette catégorie sociale une partie de ses opérations. Il a toutefois regretté que le quota de 7% qui lui a été promis dans le recrutement dans la fonction publique ne soit pas atteint, comme l’a reconnu le chef du gouvernement.

Il a appelé à ce propos au respect des engagements pris dans ce cadre et à la mise en œuvre des dispositions juridiques disponibles dans le but de contribuer à l’allègement des souffrances que les personnes en situation de handicap et leurs familles endurent, citant à titre d’exemple des cas dans la province de Boulemane comme partout dans le pays.

Le député a par ailleurs estimé nécessaire de mettre en œuvre les mesures annoncées par le chef du gouvernement dans sa réponse, visant notamment à la prévention du handicap, à travers la lutte contre le mariage des proches et la multiplication des examens médicaux sur les enfants à leur naissance.

Il a également fait savoir que le fonds de cohésion sociale a limité ses projets dans les services excluant par la même les régions éloignées des projets agricoles et d’élevage dont elles ont besoin, appelant à l’occasion à une révision de l’approche d’intervention du fonds.

Dans sa réponse, le chef du gouvernement a fait savoir que la loi cadre concerne exclusivement la promotion des droits des personnes en situation de handicap, c’est-à-dire des droits à la santé, à l’enseignement, à la participation politique, aux loisirs et aux accès et ce loin de toute approche de bienfaisance, qu’il est difficile d’abolir. L’approche des droits de l’homme est fortement présente dans cette action du gouvernement qui s’efforce de rendre progressivement obligatoire les accès au niveau des nouveaux immeubles, a-t-il fait remarquer.

Il a par ailleurs fait savoir que la responsabilité du problème de l’analphabétisme dans les rangs des personnes en situation de handicap n’incombe pas à l’actuel gouvernement tout seul, qui ne compte que trois mois.

Evoquant la question de l’emploi des personnes en situation de handicap, le chef du gouvernement a fait état de trois mesures : 1- la première a trait aux concours spécifiques à cette catégorie sociale, 2- la réorganisation possible des concours pour des postes qui leur sont destinés mais restés vacants, et l’obligation de prévoir des mesures facilitatrices pour les candidats parmi les personnes à besoins spécifiques pour les concours, 3- l’auto-emploi des personnes à besoin spécifique bénéficie d’un soutien du gouvernement à travers la requalification et l’accompagnement de la création de toute entreprise de la part de ces personnes. 400 entreprises de ce genre ont bénéficié d’un financement dans ce cadre, a-t-il dit.

MT

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