Ecosse: Un référendum sur l’indépendance…

«Nous allons prochainement présenter un projet de loi fixant les règles pour tout référendum relevant, actuellement ou à l’avenir, de la compétence du parlement écossais».

C’est en ces termes que, ce jeudi, la Première ministre écossaise et cheffe du Parti national écossais (SNP), Nicola Sturgeon, a fait part aux députés à Holyrood, le Parlement écossais, de son souhait d’introduire un projet de loi visant à organiser, d’ici 2021, un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse.

Elle a tenu à préciser, également, que son gouvernement entend donner, avant les élections de Mai 2021 et pendant le mandat de l’actuel Parlement, le choix aux citoyens écossais «entre le Brexit et un avenir pour l’Ecosse en tant que nation indépendante».

Mais si en 2014 les écossais avaient voté à 55% contre l’indépendance pour ne point se séparer à la fois du Royaume-Uni et de l’Union européenne, force est de reconnaître qu’au comble de l’ironie, aujourd’hui c’est l’appartenance même de l’Ecosse au Royaume-Uni qui va contraindre Dublin à quitter l’UE. Raison pour laquelle Nicola Sturgeon qui déplore, par ailleurs, le fait que le gouvernement de Londres «ne serve pas les intérêts de l’Ecosse» a appelé ses concitoyens à patienter le temps de voir la tournure que prendrait le Brexit avant d’envisager un nouveau référendum.

Pour rappel, la Première ministre écossaise avait déjà demandé, en mars 2017, au Parlement écossais de «valider sa proposition de référendum sur l’indépendance» mais, d’une part, les interminables pourparlers sur le Brexit engagés entre Londres et Bruxelles et, d’autre part, la perte par le Parti National Ecossais (SNP), en Juin 2017, de 21 des 56 sièges qu’il occupait au Parlement de Westminster, avaient contraint Nicola Sturgeon à attendre que «les conditions de sortie du pays soient clarifiées avant de lancer un nouveau référendum».

Ces conditions n’étant toujours pas clarifiées et la prudence étant de mise, la Première ministre écossaise qui ne veut pas forcer la main à Theresa May qui a déjà exclu de donner son feu vert à un nouveau référendum avant 2021 mais qui se trouve elle-même non loin de la porte de sortie, s’est contentée d’ouvrir la voie à un nouveau scrutin sans, toutefois, s’engager formellement à l’organiser. Alors, attendons pour voir…

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